Régimes Hypocaloriques Et Perte De Poids
La perte de poids passe essentiellement par la réduction de la masse grasse stockée dans le cadre physiologique de la réserve énergétique de l’organisme. Et il est largement admis que la réduction du tissu adipeux n'est possible qu'en cas de bilan énergétique négatif, lorsque l'énergie dépensée excède l'énergie apportée par l'alimentation, ce qui contraint l'organisme à puiser dans ses réserves énergétiques, principalement sous forme de tissu adipeux, pour satisfaire ses besoins métaboliques.
La réduction de l’apport énergétique à l’organisme passe par un régime alimentaire dont la composition reste primordiale pour l’atteinte des objectifs de perte pondérale.
Caractéristique des régimes hypocaloriques
Ces régimes peuvent être très hypocaloriques (apport de 800 kcal/j) ou cétogènes (apport de 30 à 50 g de sucre par jour) et sont principalement utilisés chez les patients souffrant d'obésité sévère ou de complications métaboliques, notamment lorsqu'une perte de poids rapide et importante est nécessaire.
Les recherches sur de tels régimes rapportent des réductions substantielles du poids à court terme. Pour des interventions d'une durée allant à 12 semaines, la perte de poids se situe généralement entre 10 et 17 kg et les déficits énergétiques plus importants sont associés à des réductions de poids plus rapides.
Les protocoles de régime hypocalorique associés à des interventions comportementales ont montré qu’après 12 mois, la perte de poids moyenne était de 10,3 kg, contre 6,4 kg dans les groupes bénéficiant uniquement de programmes comportementaux.
Des études sur les régimes hypocaloriques ont observé une réduction de la glycémie à jeun, des marqueurs de résistance à l'insuline, de l'HbA1c, des triglycérides, du cholestérol total, de la pression artérielle et des marqueurs inflammatoires.
Les interventions très hypocaloriques peuvent s'accompagner d'effets indésirables, en particulier dans la phase initiale du protocole et les symptômes les plus fréquemment rapportés incluent la fatigue, les maux de tête, les vertiges, la constipation et une sensation de froid, attribués au déficit énergétique important et à l'apport limité en glucides.
Dans une autre étude, les hommes ont connu une perte de poids plus importante et plus rapide à court terme, tandis que les femmes ont présenté des résultats plus stables à moyen terme.
Certaines publications ont noté des modifications distinctes de la composition corporelle et de la réponse métabolique, notamment des pertes plus importantes de masse maigre et des réductions plus importantes du cholestérol HDL chez les femmes, et des réductions plus importantes de la masse grasse et des améliorations plus marquées des indicateurs du syndrome métabolique chez les hommes.
voilà, mangeons bien...
Publié par :

Dr AKE N'cho, MD, MPH
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Merci Docteur pour tes brillantes et pertinentes publications. J'ai quelques points à nuancer cependant: "manger très peu" est-il synonyme de "perdre principalement du gras" ? Un régime très hypocalorique ne doit-il pas être médicalement encadré ? L'objectif de la perte de poids est-ce : "faire descendre le chiffre sur la balance" ou réduire au maximum la masse grasse tout en préservant la masse musculaire. Et enfin un régime cétogene est-il nécessairement hypocalorique ? Demeure béni pour ton humanité et ta disponibilité pour les autres !