Obésité : Contribution de l’alcoolisme
Certaines habitudes de la vie, banales soient-elles, sont bien connues pour avoir de véritables effets sur la corpulence et aller jusqu’à entretenir une surcharge pondérale pouvant très vite déboucher sur un état d’obésité.
La consommation d’alcool, depuis plusieurs dizaines de siècles, est de façon multiséculaire encrée dans les habitudes de vie et devenue, pour certaines personnes, une habitude quotidienne incontrôlable. On observe même des abus, le plus souvent dans un contexte de dépendance à l’alcool, avec ses corollaires de pathologies, telles que la stéatose hépatique, l’hépatite alcoolique aiguë, la cirrhose, le syndrome de Korsakof, le delirium tremens etc.
L’alcoolodépendance est une maladie chronique du cerveau qui se caractérise par la perte de contrôle de la consommation, une obsession pour l'alcool et des symptômes de manque à l'arrêt. Il a été démontré que cette façon de consommer l’alcool est un facteur de risque associé à l’obésité.
C’est ainsi que plusieurs chercheurs s’accordent pour dire que la surcharge pondérale peut tirer une part de sa constitution de l’apport en calories supplémentaires attribuable à la consommation d’alcool. Une étude canadienne soutient même que les taux élevés de consommation d’alcool et son abus occasionnel fréquent chez les jeunes constituent un apport important en calories sur l'année, estimé entre 6 à plus de 10 kg de masse grasse, pouvant contribuer au développement de l’obésité.
Il est alors temps d’accorder davantage d’attention à la consommation d’alcool comme facteur de risque modifiable du surpoids et de l’obésité, surtout chez les jeunes qui sont le plus souvent de gros consommateurs de ce produit à la mode.
Alcool, à consommer avec modération...
Publié par :

Dr AKE N'cho, MD, MPH
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